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Découvrir/Une Ville ... Une histoire

Une Ville ... Une histoire

La commune de Serémange-Erzange est située sur la rive gauche de la Moselle au débouché de la vallée de la Fensch à une dizaine de kilomètre à l’Ouest de Thionville. Le hameau de Serémange placé en bordure de la voie romaine Daspich-Fontoy est nommément désigné pour la première fois en 848 sous le nom de SISMERENGA. A cette époque Serémange était une annexe de l’église de Florange.

Les hameaux de Suzange et d’Erzange apparaissent en tant qu’annexes de la paroisse de Hayange. Les trois hameaux dépendront très tôt de la seigneurie de Florange dont ils partageront pendant de longs siècles les hasardeuses destinées. Vers la fin du XVII siècle, le nom de Serémange s’orthographie SKREMANGE ou/et SCHREMANGE.

C'est en 1790 que furent créées les Communes de Serémange et d'Erzange.

La fusion des deux communes se fera le 1er janvier 1930
. Le hameau de Suzange situé au Nord disparaîtra définitivement en octobre 1963 à la suite de la mise en place des installations SOLLAC.

Serémange qui comptait en 1802, 221 habitants est devenu en 180 années une ville de 4550 habitants.

Serémange n'entrera dans l'histoire qu'à partir du XlXe Siècle, une histoire certes des plus modestes comme celle de toutes les localités d'alors, sa vocation à l'époque est essentiellement agricole et artisanale ; on y signale notamment une culture du chanvre relativement importante qui remonte vraisemblablement au Moyen-Age ; le village verra également l'implantation de nombreuses tuileries et dune briquerie qui restera en exploitation jusque dans les années 70. Si Serémange a la configuration traditionnelle du village-rue, Suzange et surtout Erzange, situé à l'écart de la voie de communication principale, ont la forme d'une ruche ; ce qui comme on le sait est la caractéristique de nos plus anciennes agglomérations.

Le destin de la cité s’est vu lié depuis le XVII siècle avec celui de la sidérurgie avec l’arrivée des DE WENDEL, les premiers maîtres de forge. La forge de Suzange, dont les vestiges subsistent encore aujourd’hui sur les bords de la Fensch symbolise ce passé de labeur de la ville.



C'est le développement de l'industrie à Hayange qui va être à l'origine de l'accroissement de la population de Serémange-Erzange. En effet, l'afflux de main-dœuvre venant travailler dans les usines va nécessiter la construction de logements là où il y avait de la place ; c'est ainsi que le village va peu à peu prendre l'apparence dune cité ouvrière et bourgeoise et présenter une diversité assez étonnante au niveau des types d'habitat.

Les habitations ouvrières du faubourg de Suzange furent construites en 1896 pour abriter les immigrés de Stiring-Wendel, celles de la cité Albert-Bosment furent achevées en 1930, quant aux habitations de la rue de la Fensch et de la rue Dejonc elles furent réalisées de 1928 à 1929. La cité du Maroc réservée aux employés et aux cadres des usines de Wendel fut construite de 1913 à 1942.

En 1962, Serémange-Erzange comptera 5853 habitants, c’est le haut de la courbe ; aujourd’hui la population tend à se stabiliser autour de 4100 habitants.

La construction de la Sollac dont la première pierre fut posée le 23 décembre 1949 allait donner à Serémange une notoriété quasi-mondiale. L'anonyme petit village des bords de Fensch allait prendre place parmi les grands noms des usines métallurgiques d'avant-garde. En 1954, plus de 2000 ouvriers seront à l'oeuvre dans les seules usines de Serémange.

Depuis les années 60, Serémange-Erzange a vu sa structure géographique se modifier sensiblement ; bornée au Sud par l'autoroute et au Nord par les installations de Sollac, la commune tente d'enrayer la baisse démographique par la construction de nouvelles cités. Dotée d'équipements culturels, administratifs et sportifs de grande qualité, la ville envisage avec optimisme et sérénité les futurs enjeux de sa croissance.




BLASON

En langage héraldique, le blason de la Ville de Serémange-Erzange est constitué « d’argent à la croix engrelée de gueules, à la bordure d’or, en sautoir deux marteaux de sable brochant le tout ».
Les deux marteaux « en sautoir » sable (noir), évoquent la métallurgie, activité dominante du passé proche de la région.
La « croix engrelée de gueules » (croix rouge) est la Croix de Lenoncourt, une famille de seigneurs et d’évêques puissants de la région, dont le blason était « d’argent à la croix engrelée de gueules ».
La « bordure d’or » qui symbolise le voile que prit sainte Glossinde en rentrant au couvent, rappelle que le territoire de la commune appartenait à l’
abbaye des bénédictines de Sainte-Glossinde de Metz.